Je venais tout juste de rentrer et je savais déjà ce qui m'attendait. Pourvu qu'elle ne soit pas au courant.
- Où voulais-tu que je sois ? Au lycée !
Je la vis venir vers moi avec un regard noir. Généralement, ce n'était pas bon signe. Elle me regarda droit dans les yeux avant de poser ses mains sur ses hanches et me lança:
- Tu te moques de moi ?!
- Non, pourquoi je ferais ça ?
- Oh je ne sais pas ! Peut-être bien pour ma cacher que tu viens de sécher l'après-midi complète !
- Maman ...
- Tu m'expliques ?!
- J'étais en train de faire du sport.
- Toi, en train de faire du sport ? Ne me fais pas plus idiote que je ne le suis déjà.
- Mais j'étais sur le terrain du lycée.
- Et tu faisais quoi ?
- Du sport je te dis.
Le regard qu'elle me lança me dissuada de mentir davantage.
- Bon ... Je regardais des mecs de ma classe en train de jouer ...
- Ah enfin tu avoues ! Et ça n'aurait pas pu attendre la fin des cours ?
- Non !
Quand je pris conscience de ce que je venais de dire, je me repris aussitôt.
- C'est pas ce que je voulais dire ... Mais c'est eux qui m'ont demandé de les accompagner. Tu comprends, si je veux me faire des amis c'est pas le moment de faire des histoires.
- Ah oui, je comprends très bien que tu sois obligé d'être ami avec des lycéens qui t'entraînent dans le mauvais chemin !
- Ecoute, c'est pas de ma faute si on a quitté Leipzig !
- On ne va pas reprendre cette discussion ...
- Oh si justement, parlons-en ! Parce que j'attends toujours mon explication !
- Tu l'auras le moment venu.
- C'est-à-dire jamais ! Merci pour ta confiance.
- Bon la discussion est close, j'ai du travail.
- C'est ça, dis-je en claquant la porte derrière elle.
Une fois de plus, ma mère m'avait énervé. Et en plus de ça, je ne savais toujours pas pour quelle raison nous avions atterri ici. J'allais arrêter d'y penser et attendre le moment venu comme elle me l'avait si bien proposé. Je n'avais pas le choix de toute façon.
Et puis soudain, je me souvins de cette après-midi. Et de lui. Instantanément, je me levais et me rendais dans le garage. En visitant la maison, j'avais repéré qu'il y avait un ballon de basket. Je le pris et commença à dribbler. Avec un peu de mal, c'est vrai. Mais je me dis que ça viendrait, avec l'habitude. Parce que là, tout de suite, j'avais envie d'apprendre. Je savais que je les reverrais et je n'allais pas pouvoir esquiver la partie de basket éternellement. Il fallait que je sache jouer. Que je sois à la hauteur. A sa hauteur. Je n'allais certainement pas me ridiculier à un jeu aussi idiot que celui-ci. Même si je détestait le sport, j'allais apprendre et y arriver. Je venais simplement de me le promettre. Je continuais de dribbler en courant un peu sur le terrain comme le ferait un pro, même si j'étais loin d'en être un. Et puis peut-être que je me prendrais au jeu et que j'aimerai un jour. De toute façon, peu importe. Il fallait juste que je sache me défendre.
Après quelques heures passées sur le terrain, je me décidais à rentrer chez moi. Je montais les escaliers pour rejoindre ma chambre et prendre une douche. C'est tout ce dont j'avais besoin à ce moment précis. Quand je sentis l'eau ruisseler sur mon corps, je me sentis enfin appaisé. Comme-ci tous mes soucis etaient en train de couler avec l'eau et le savon. J'étais bien. Je m'allongeais sur mon lit et laissais le sommeil m'emporter. Vers un autre monde. Un monde parfait. Loin des problèmes. Loin de Berlin. Mais surtout près de lui.
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Coucou Les Loulous ! Quel Bonheur De Vous Retrouver ! Sachez Que Si Je Suis Revenue C'est Parce Que Vos Adorables Commentaires Ont Portés Leurs Fruits & Que Vous M'avez Remotivée. Votre Soutien M'a Enormément Touché. J'ai Compris Que Je Ne Pouvais Pas Vous Abandonner Comme Sa & Que Vous, Mes Lecteurs, Aurez Toujours Une Place Spéciale Dans Mon Coeur. Je Sais Que Je Vous Dois Tout.
J'espère Que Cette Petite Suite Sera A La Hauteur De Vos Attentes, Ainsi Que Toutes Les Autres. Prouvez-Moi Que Vous Etes Toujours Là.
Encore Merci Pour Tout.
Je Vous Aime <3
SELENA GOMEZ FRANCE