- Oui Andréas. Si tu savais comme ça me fait plaisir que tu m'appelles pour me donner de tes nouvelles. Tu m'as fait tellement peur.
Je réalisais que je ne lui avais pas laissé le temps d'en placer une. Je me tus donc pour l'écouter.
- Excuse-moi, je parle beaucoup. Alors t'es où ? Comment tu vas ?
Aucune réponse.
- Andréas ? T'es là ?
Toujours aucune réponse.
- Andréas, je t'en prie, réponds ! Tout le monde est inquiet pour toi. Ta famille panique, Gustav & moi aussi.
Bip, bip, bip. Trop tard. Il avait raccroché. Je ne comprenais rien. Pourquoi m'avait-il rappelé s'il ne voulait pas me parler ? Je raccrochais à grand peine. J'étais complètement déboussolé.
- Alors comment il va ? me demanda ma mère, ce qui me tira de ma rêverie.
- Hein ? Quoi ? Qui ?
- Eh bien Andréas, comment va-t-il ?
- Je sais pas. Je ne l'ai pas entendu, lui répondis-je les yeux dans le vague.
- Comment ça tu ne l'as pas entendu ?
- Il ne m'a pas parlé maman.
Ma mère ne savait plus quoi faire, ni quoi penser. Elle ne comprenait visiblement rien non plus. Il régnait maintenant un silence pesant dans cette pièce, quand soudain je le rompis.
- Il a besoin de moi.
- Quoi ?
- Il a besoin de moi.
- Ecoute Bill ...
- Non, je te dis qu'il a besoin de moi. Il faut que je le retrouve.
- Mais comment veux-tu faire ? On vit à Berlin maintenant.
- Sa m'est égal, je retourne à Leipzig.
- Ne dis pas de bêtises. Allez viens dîner, après tu pourras te coucher, il est tard.
- J'ai pas faim.
- Bill, tu m'inquiètes.
- & Moi, c'est Andréas qui m'inquiète. Mais ça bien sûr tout le monde s'en fout !
- Je vais te laisser te reposer, je crois que tu en as drôlement besoin. Tes idées commencent à divaguer ...
- Non, mes idées ne divaguent pas comme tu dis. Pourtant ça t'arrangerait hein ? Alors je suis désolé de t'annoncer que je n'ai jamais été aussi sérieux de ma vie.
- Je te souhaite une bonne nuit.
- Sa t'embête tant que ça de m'écouter ?
- Bien sûr que non. Mais tu vois bien que tu as besoin de dormir, ta journée a été dure. On en reparlera demain.
- C'est ça, demain. Je te rassure, ma réponse sera la même !
Je criais pour être sûr qu'elle m'entende car elle était déjà partie en fermant la porte derrière elle. Décidément, les adultes ne comprennent rien. Personne ne comprends jamais rien. Je m'allongea sur mon lit & tira la couette jusqu'à moi.
__________________
Voilà Les Loulous ! Je Vous Cache Pas Que J'ai Hésité A Mettre La Suite Si Vite, Mais Je Me Suis Dit Qu'avec Les 60 Commentaires Que Vous M'aviez Mis En A Peine Deux Jours, Vous La Méritiez Amplement. J'espère Qu'elle Sera A La Hauteur De Vos Attentes.
Je Vous Aime <3